L'OEIL DU TOURISTE - Paris for ever

Du 29/10/2005 au 01/12/2005

Artistes :
Chieh-Jen Chen , Julien Beneyton jeunes artists Coréens, Taiwainais et Français
PRÉSENTATION :
Galeries Patricia Dorfmann, Frédéric Giroux, Alain Le Gaillard
Sur une proposition de Jeanne Truong
Aujourd’hui, du fait de la mondialisation, aucun territoire n’échappe à l’œil du touriste. Même l’Antarctique, cette terre blanche, allégorie de la pureté et du bout du monde, est l’objet de visite de quelques curieux, venus assouvir ce rêve, devenu cliché, du premier homme à marcher sur la lune. Déjà, plusieurs centaines de milliers de touristes ont été sur ce sanctuaire, brisant à jamais le fantasme collectif d’un morceau de terre inaccessible, d’une contrée de glace, préservée du souffle de l’homme.
L’œil du touriste, partial, superficiel, voire aveugle, est aussi capable de capter des impressions et, parfois, des vérités qui se refusent à une longue habitude. En réalité, ce paradoxe dit, seulement, que l’œil du touriste est, avant tout, un œil énigmatique.
Que peut bien voir cet inconnu, le Nikon en bandoulière, avec sa chemise hawaïenne et son short, sous un ciel bleu, interpellé par un vendeur de souvenirs ? La question serait la même, devant ce même touriste, figé, à quelques mètres de la Joconde.
Que voit l’œil du touriste ? Que reste-t-il de ce qu’il voit ? Quelle mémoire fabrique-t-il et quelle mémoire avons-nous déjà fabriquée pour lui ? L’exposition propose de parcourir trois moments essentiels de son rituel :
- la carte postale (La Tour Eiffel n’a jamais été aussi belle -Galerie Frédéric Giroux - vernissage le 27 octobre 2005),
- la boutique de souvenirs (Paris for ever - Galerie Alain Le Gaillard – vernissage le 29 octobre 2005),
- le site (Que reste-t-il de nos amours ? - Galerie Patricia Dorfmann – vernissage le 20 octobre 2005).

 
Paris for ever - Galerie Alain Le Gaillard – vernissage le 29 octobre 2005
Transformer l’espace d’exposition en boutique de souvenirs. Par ce geste simple, inverser la fonction habituelle de ce lieu, en invitant les artistes à laisser leurs souvenirs personnels de la capitale. Redonner ainsi à la boutique son sens littéral de chambre à mémoire où l’on ne vend pas des souvenirs fabriqués, mais où l’on donne à voir, d’abord, ceux que les autres auront laissés de nous. Une manière légère de rompre avec l’ethnocentrisme ou de porter un regard local sur la ville universelle.
Ce projet est soutenu par le Conseil National des Affaires Culturelles de Taïwan.