Keith Haring
Présentation :

Keith Haring est né le 4 mai 1958 en Pennsylvannie, aux Etats- Unis. Déjà très jeune, il se montre doué pour le dessin ; encouragé par ses parents et professeurs, il poursuit des études artistiques et s’inscrit à la «Pittsburgh Arts and Craft Center ». Il lit beaucoup (William S. Burroughs, Robert Henri) et s’intéresse particulièrement au travail d’artistes tels que Paul Klee, Stuart Davis, Jackson Pollock, Mark Tobey, Jean Dubuffet. En 1977, Keith Haring assiste à la rétrospective de Pierre Alechinsky au Carnegie Institute et est fortement   impressionné par son œuvre.

En 1982, à l’âge de 24 ans, la galerie de Tony Shafrazi lui organise une exposition. Dès lors, il expose dans de nombreuses galeries en Amérique comme en Europe, dans les musées (le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1984, CAPC de Bordeaux en 1985, Stedelijk Museum à Amsterdam en 1986, etc.). Son œuvre est présentée lors de manifestations internationales telles que la Dokumenta de Kassel en 1982 (c’est un des plus jeunes artistes exposés), la biennale de Sao Paulo en 1983, etc.

Grand acteur de la vie New Yorkaise, il se lie avec des personnalités de la vie artistique telles que Andy Warhol, Francesco Clemente, Jean -Michel Basquiat, Dennis Hopper mais aussi William S. Burroughs, Madonna et Grace Jones.

 

Un art pour tous

Keith Haring a toujours voulu que son art soit direct et accessible à tous, c’est pourquoi il utilise l’espace de la ville et plus particulièrement des lieux  où ses œuvres peuvent être vues par tous (métro, murs, affiches…).

Dès 1986, il ouvre à New York son premier Pop Shop, où sont vendus des objets de toutes sorte et à tous prix ( casquettes, tee-shirts …)

Son style est emprunté directement à l’univers de la bande dessinée américaine et aussi à d’autres cultures (tradition de la calligraphie chinoise, images de la culture populaire japonaise, masques africains). Son répertoire iconographique est constitué de personnages hybrides aux poses souvent érotiques inspirées de l’imagerie populaire et primitive.

L’œuvre de Keith Haring est à la fois facile et complexe : facile par son langage graphique d’une grande simplicité dans le détail et complexe dans l’aspect général de puzzle provoqué par l’accumulation de dessins évoquant chacun une idée tels des hiéroglyphes.

 

Un art engagé dans son temps

Son œuvre exprime les préoccupations de toute une génération. Keith Haring s’est engagé au travers de son art pour la défense des causes de son temps telles que la lutte contre le SIDA, le racisme, les droits de l’enfant etc.

Son œuvre est particulièrement lié à l’enfance tant dans son expression (lignes simples, couleurs vives) que dans sa représentation (peinture murales pour les jardins d’enfants, décoration de parcs d’attraction, éditions de jouets et d’album de coloriage). Keith Haring a même dispensé des cours de dessin à de jeunes enfants.

Tout au long de son existence, Keith Haring a été saisi d’une boulimie créatrice  s’appropriant tous les espaces, tous les supports (les murs de la ville, la toile, les objets de la vie quotidienne), toutes les techniques (video, peinture, sculpture, dessin, estampe, céramique), tous les genres (biblique, érotique, bd), tous les sujets (accidents nucléaires, jeux vidéos, robots, rap, sexe, drogue).

 

Vers la fin de sa vie, ses sujets deviennent plus graves et plus engagés. Ils révèlent son angoisse de la mort et plus spécifiquement de la maladie qui allait le frapper mortellement.












 










Keith Haring meurt du SIDA en février de l’année 1990.